Qui
était Jacques de Vaucanson ?
Un
homme-phare au siècle des
lumières Né à Grenoble
en 1709, il fait des études chez les Jésuites,
puis les Oratoriens, puis entre comme novice dans l'ordre
des Minimes à Lyon. Il présente des
automates
de sa fabrication à un dignitaire de l'ordre de
passage à Lyon. Il doit les détruire, et il
est rendu à l'état laïque. A Paris, il obtient la
protection du banquier Samuel Bernard, et fait des
études de mécanique, de physique et
d'anatomie. Après avoir
fabriqué à Lyon un
androïde, il
fait des tournées de démonstration à
Rennes, Angers, et Tours. A Tours, le chanoine Jean
Colvée devient son associé et lui prête
2 400 livres. 1740 : grâce au
cardinal de Fleury, il est haut fonctionnaire inspecteur des
manufactures. Il est chargé de la
réorganisation technique et économique de
l'industrie française de la soie pour concurrencer la
production du Piémont. En 1743, il vend tous ses
automates, qui ne seront pas conservés. 1746 : il entre à
l'Académie des Sciences. 1753 : il est chargé
d'établir une manufacture royale à
Aubenas. 1764 : il crée un
atelier à Montpellier. 1768 : il fait le projet
d'installer à Amboise des tours et des
moulins. 1773-1778 : il crée
des manufactures modèles à Romans et à
la Sône. 1778 : il fait une mauvaise
chute à Grenoble : son
état de santé se détériore sans
remède...il meurt le 21 novembre 1782. 1727 : projet d'une pompe
pour élever les eaux. 1731 : fabrication d'un
androïde. 1731 : création de
l'androïde : "le joueur de flûte" 1739 : second androïde
musicien : "le berger provençal". 1745 : création du
métier automatique à tisser les
unis. 1746 : première
calandre (échec) 1748 : mécanique
à tisser les façonnés ; tour à
tirer à double croisade. 1750 : moulin à
organsiner (double torsion de la soie) 1751 : création du
premier tour à charioter et de la première
perceuse, équipés de dispositifs qui sont
les organes essentiels des machines-outils
modernes. 1755 : calandre (mise en
fonctionnement à Lyon en 1755) 1757 : métier
à tapisser de haute lisse 1759 : implantation de la
calandre à moirer à la fabrique de
Tours On peut voir au Conservatoire National des Arts et
Métiers à Paris... Cette page a été
réalisée grâce au travail de Marie-Anne
Trochu


ce métier à façonner, restauré,
qui est la seule machine de Vaucanson que l'on ait
conservée.