Préparation pour la L.A. de Montserrat de Roblès, acte I sc7.........................................................RETOUR

 

  1. Une introduction-présentation entièrement rédigée, présentant le texte (titre, auteur, date, genre), le thème, les aspects à évoquer sous forme de plan d’analyse

Nous sommes ici à l’acte I de la pièce de Roblès Montserrat, représentée pour la première fois en 1948. L’action est située en 1812 au Vénézuela, lors de la guerre d’indépendance qui oppose les Espagnols à Bolivar et ses partisans. Dans les premières scènes, on apprend que Bolivar a échappé aux Espagnols grâce à la trahison d’un officier espagnol : il s’agit de Montserrat, qui avoue aisément mais refuse de livrer Bolivar. Le redoutable Izquierdo va dans cette scène lui imposer une terrible épreuve qui va donner sa dynamique à l’ensemble de la pièce : il révèle la cachette de Bolivar, sinon six otages arrêtés au hasard seront exécutés.

L’intérêt principal du passage réside dans la tension dramatique qu’il met en place : l'opposition entre les deux personnages et leurs valeurs apparaît dans un contexte presque tragique.

 

  1. Repérer le thème essentiel et thèmes secondaires éventuels

La mort est le thème principal : elle est réclamée par Montserrat, qui préfèrerait être fusillé, et elle constitue la menace que Izquierdo fait peser sur les otages. Les thèmes secondaires sont le courage (vacillant chez M.) et la cruauté « sadique » dont fait preuve I.

 

  1. Analyser la dynamique (progression) de la scène, en comparant « avant » et « après »

C’est certainement le moment de la pièce qui est le plus déterminant, car tout le suspense qui s’ensuit en dépend. C’est le début d’une sorte de compte à rebours, une marche vers la mort qui semble d’autant plus inéluctable qu’I n’est pas un plaisantin. Avant, M a une chance de s’en tirer en échappant à la terrible alternative, après, il doit s’y soumettre. C’est une sorte de « cruel dilemme ». A l’intérieur de la scène, M. évolue du courage à l’accablement impuissant « je ne peux pas » (x3)

 

  1. Analyser les éléments de mise en scène qui mettent en valeur le passage et ses aspects principaux

Les didascalies initiale et finale constituent des moyens scéniques de montrer quelle pression psychologique pèse sur le héros : les soldats présents représentent la force brute qui empêche toute fuite physique (ils le maîtrisent lorsqu’il tente de se jeter sur I) comme I refuse à M tout échappatoire  au dilemme. De même, le fond sonore qui fait entendre les otages qui protestent indique que leur sort est désormais la préoccupation de M.

Les autres didascalies suggèrent le manque d’humanité de I (« brutal, méprisant, ironique), la lenteur calculée de ses décisions, mais aussi les sentiments violents qui traversent successivement M. : atterré, révolté, hors de lui…

Les mouvements des personnages également indiqués donnent une représentation dynamique et spectaculaire de l’affrontement verbal entre I et M.

 

  1. Une conclusion entièrement rédigée

Au terme de cette scène, la mécanique inéluctable de la tragédie est déclenchée : la mort frappera de toutes façons, soit des otages innocents, soit un homme courageux et idéaliste. Le passage a donc à la fois une fonction dynamique et d’ancrage dans le registre tragique.

On peut ajouter que le débat argumentatif entamé ici entre les personnages va se poursuivre jusqu’au terme de la pièce, et qu’il constitue lui aussi une sorte de suspense. La question centrale ici abordée est "que peut l'idéal humaniste face à la barbarie ?"

 

De plus, si possible : un plan détaillé non-rédigé pour la lecture analytique

1)      Une scène de tragédie

a)      Le thème de la mort

b)      La tension entre les personnages

c)      Un ressort dramatique à le tragique

2)      Un personnage sadique

a)      Un personnage intelligent et dominateur

Formes jussives Raisonnements et calculs cynisme

b)      des arguments sans sentiments

3)      Un personnage porteur de valeurs

a)      Le courage

b)      Les valeurs humanistes

c)      Les faiblesses