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MI 16, un train pour Aurillac Vingt et une heures seize, le train quittait la gare. Je pris place dans le wagon n° 16, comme l'indiquait mon billet. Dans ce même wagon, j'ai compté seize places. Tout ceci me paraissait pour le moins étrange. Si je prenais ce train, ce n'était pas par hasard, j'étais en mission pour le gouvernement. Un échange important devrait avoir lieu dans ce train-ci. Je devais, à moi tout seul, pendant cet échange, interpeler les individus, en flagrant délit comme on dit dans notre jargon. Seize minutes plus tard, je décidai d'aller chercher quelque chose à manger dans le wagon-restaurant. Le repas, boissons comprises, je m'en tirai pour seize euros. Je retournai dans mon wagon, à ma place, avec mon plateau.Ma mission avait débuté il y avait maintenant seize minutes et le pire, dans tout cela, c'est que je ne connaissais même pas les individus ni le moment de l'échange. « A toi d'être vigilant » m'avait dit mon supérieur. Une heure plus tard, toujours aucun signe des ravisseurs. Nous allions passer dans un tunnel assez long qui se trouve à seize kilomètres exactement de notre prochain arrêt, Aurillac. Le train était maintenant plongé dans le noir. A la sortie du tunnel, rien n'avait bougé. Les passagers étaient toujours à leur place, aucun échange n'avait eu lieu. Néanmoins, le bruit de fond avait changé. Un vrombissement d 'hélicoptère se faisait entendre. Je regardai alors par la fenêtre du train et vis un homme et une femme passer rapidement dans le couloir, avec une mallette et un journal. Je les suivis jusque sur le toit. L'hélicoptère était là, juste au-dessus du train. Il devait attendre la mallette. La femme la tendit et reçut une enveloppe. J'allais les interpeler quand le pilote se mit à me tirer dessus. Ni une, ni deux, je sautais sur le côté du train en espérant me rattraper au bord de celui-ci. Ce que je fis, mais en voulant remonter, je me rendis compte que ma cravate rouge était coincée. J'essayais de la débloquer, en vain. A bout de force, je lâchai prise et ... C33 |
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