LA COURSE POURSUITE
Comme toutes les journées sans cours Kevin passe son temps sur son BMX avec sa bande de copains, et certains soirs avec quatre d’entre eux sur les bords de Loire entre La Ville aux Dames et Montlouis.
Kevin Falempin a 15 ans, il est en 3ème au collège de Montlouis. Le bord de Loire est parfait pour pratiquer son sport favori puisqu’il y a des bosses et que les pistes sont cachées par de grands arbres, semi- enterrés dans la rivière de teinte jaunâtre. Le soir, lorsque le soleil s’est enfin couché, il n’y aucun lampadaire pour éclairer ce lieu mis à part les éclairages du centre ville et de cet amas de béton et de tôle bleue situé non loin de là. Les parents de Kevin le laissent sortir le soir, mais lui interdisent d’aller faire du « flat » dans ces lieux lugubres et sinistres où le trafic de drogue se déroule dès la tombée de la nuit. Mais Kevin estime que ses copains et lui n’ont rien à craindre, il affirme même que ces trafics de drogues et d'on ne sait trop quoi ne sont que des ragots, et qu’il y en a peut-être mais pas plus qu’ailleurs.
Kevin y va dès que sa mère a enfin réussi à lui faire faire ses nombreux devoirs pour le lendemain pour y occuper la plus part de son temps libre. Ses quatre copains et lui se retrouvent sur le terrain de foot avant de rejoindre les rives de la Loire dès la tombée de la nuit.
Comme tous les samedis, Kevin et ses amis se rendent donc sur les bordures de cette grandes rivières afin d’y pratiquer leur loisir. Mais ce soir-là n'allait pas se dérouler comme les autres. Ils entendirent un bruit et s’arrêtèrent de faire du BMX, car l’endroit est d’habitude très calme. Kevin posa son vélo dans les arbustes et se précipita derrière des buissons sans faire aucun bruit. Il observa deux hommes a l’aire louche entrain de discuter business. Un des deux hommes commença à s’énerver à la suite d’une longue conversation apparemment à propos de drogue. Kevin tourna la tête et s’aperçu qu’il était seul, ses copains s’était enfuient laissant leurs bicyclettes et leur ami derrière eux sans même l’avoir prévenu. Kevin commença sérieusement à avoir peur. L’homme au gros blousons en cuir noir sorti son arme et abattu son dealer d’une seul balle dans le foie sans le laisser dire un mot. Kevin poussa un petit cri de terreur et l’assassin se retourna. L’adolescent pris ses jambes à son cou et se couru le plus vite possible, terrorisé, poursuivi par un homme qui avait déjà tué quelqu’un, devant lui, et qui n’hésiterai sûrement pas a recommencer. Kevin courra longtemps sur le bord de la Loire, tombant a plusieurs reprises, jusqu’au moment où il n’en puis plus, et a bout de force, sauta désespérément dans une petite barque située a quelques mètres du rivage.
Le lendemain matin, à l’aube, une dame qui promenait son chien découvrit le corps de l’homme tué d’une balle dans le foie flottant dans un bain de sang. Un homme habitant prés du lieu du crime déclara avoir entendu un coup de feu mais rien d’autre de bien intéressant. Les copains du petit Falempin expliquèrent leur soirée aux policiers, comment cela s’était passé, pourquoi ils s’étaient « barré » laissant leur meilleur pote derrière eux. Pour le moment, les policiers n’avaient pas encore retrouvé le corps ni la barque alors que des jeunes ont affirmé avoir vus passer, dans la nuit du drame, une barque à une heure inhabituelle.