Mais où sont-ils ?

Se soir-là il pleuvait, je rentrais de service. Deux trois contraventions pour stationnement interdit et une dizaine pour excès de vitesse, la routine. Je travaillais au commissariat de Langeais, une petite ville agréable. Je longeais la Loire pour arriver rue du général Meunier, là où se trouvait mon bercail.En entrant je vis ma femme et mes trois marmots. On est toujours mieux chez soi qu'ailleurs, vous ne trouvez pas? J'étais bien tranquillement chez moi quand mon bipeur vibra, c'était Quentin mon collègue de travail. Je me demandais bien ce qu'il voulait à cette heure-là. Il me demandait de le rejoindre au parking du château. Je pris ma veste et y allai.En arrivant je ne vis personne, chose bien étrange car Quentin ne s'amuserait pas à faire ce genre de farce. Je pris mon portable et l'appelai, bien sûr la seulechose que j'entendis fut « vous êtes bien sur la messagerie vocale de... » puisqu'il n'allumait jamais son portable. Je me dirigeai vers le commissariat car Quentin y restait toujours à faire des heures supplémentaires pour arrondir ses fin de mois. En arrivant je pensai :  « comme par hasard il ne va pas être là ». Sur se point je me trompais car il se trouvait là, derrière son bureau. Je lui demandai :

«-Ça t'amuse de me faire des blagues ?

-Quelles blagues ?

-D'accord, d'accord, joue pas au plus malin avec moi, et qui m'a donné rendez-vous au parking du château pour une urgence, le pape peut être ?

-Je t'assure que c'est pas moi.

-Vraiment ?

-Mais oui, puisque je te le dis.

-Qui ça aurait pu être, les numéros de bipeur sont confidentiels.

-Stéphane peut-être.

-Impossible, il est parti au Caraïbes.

-A part lui je ne vois pas.

-Etrange. Bon c'est pas tout mais le temps passe, je vais y aller, salut

-Salut. »

J'allumai ma cigarette et me dirigeai vers ma porte, en entrant je ne vis personne... elles étaient sûrement au premier, ma femme devait être en train de coucher les enfants. Je monte discrètement les escaliers pour ne pas faire de bruit... En haut, personne... je me dirigeai vers le couloir et au bout de celui-ci je vois du sang, et un homme vêtu de noir... je sors mon Beretta et lui dis: « bouge pas connard ou je te plombe ! ». Il ne m'a pas écouté et il est sorti par la porte qui se trouvait qui donnait sur l'extérieur. Je courus vers lui et du haut des escaliers le mis en joue et lui balançai les quinze balles qui se trouvaient dans mon chargeur. Il sauta dans une voiture conduite par un inconnu au moment où je rechargeais, j'étais sûr de lui avoir mis au moins trois balles dans le corps. Je lâchai mon arme et m'attendais au pire. Je parcourus le couloir, il me paraissait plus sombre que jamais... interminable. Je penchai la tête sur la bordure de la porte ou se trouvait la mare de sang. Là je ne vis qu'un homme vêtu d'une cagoule. Ce n'était ni ma femme ni mes enfants qui avaient étaient tués, ce n'était qu'un brigand. Il les avait enlevés, il était juste revenu chercher le corps quand je l'ai vu. Mais où pouvaient-ils bien être, que pouvait-on bien vouloir de moi ? Telle était la question. Je fouillais et ne trouvais aucune lettre, pas un mot... drôle de kidnapping. Je devais retrouver la trace de mes enfants et de ma femme, mais pour cela j'aurai besoin d'aide de certains de mes collègues. Que la chasse aux salopards commence !

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