Drôle de suicide


Sepmes vous connaissez ? C'est une petite bourgade paisible à 45 kilomètres de Tours, rien ne s'y passe sauf le dimanche matin avec le marché place de la Mairie, et la messe pour quelques fidèles frileusement réunis autour du curé. Les événements les plus "prisés" des habitants de ce petit village étaient les enterrements. Un enterrement qui avait fait beaucoup parler de lui était celui du paysagiste retrouvé pendu chez lui dans son salon.

Dès le début de l'enquête les policiers avaient conclu à un suicide mais tout le monde savait bien que ce n'était pas un suicide mais un meurtre. D'après les éléments de l'enquête l'homme était un ermite, ne sortait jamais sauf pour faire ses courses.

Chez lui, il n'y avait rien, sa maison était vide, c'était à se demander s’il habitait vraiment là. Avez-vous déjà vu quelqu’un se pendre dans une pièce vide ? Avec rien autour, sauf un bout de corde. Et un autre élément étrange de l'enquête c'est qu'il a été retrouvé gisant dans une mare d'eau. Les policiers ont tout de suite pensé à une fuite dans le toit, ou un trou dans la tuyauterie mais il n'avait pas l'eau courante, et pour le toit, ce pseudo-suicide s'est passé en plein été...

Robert Henri, ancien commissaire à la retraite de la ville de Sainte-Maure, habitait ce petit village et connaissait bien l'homme retrouvé mort. Et d'après lui ce n'était pas du tout le style à faire ce genre de bêtise. Plus tard, après avoir recueilli plusieurs témoignages, les policiers finirent par entendre ce qu'ils voulaient savoir. L'homme avait de gros problèmes d'argent car il était très malade et les soins qu'il lui fallait n'étaient pas remboursés par la sécurité sociale. On apprit aussi qu'il ne lui restait que quelques jours à vivre et qu'il souffrait énormément. La police ferma le dossier et conclut à un suicide : le malheureux était souffrant et avait de gros soucis d'argent.

Peut être que l'enquête était finie pour certains, mais pas pour Robert Henri. Pour lui elle ne faisait que débuter. Il commença là ou les enquêteurs c'était arrêtés. Il se mit à poser de questions aux habitants de village. Fit des recherches autour de la maison du paysagiste et à l'intérieur. Dans la maison il ne trouva quasiment rien sauf quelques bouteilles d'eau et des aliments. Caché au-dessus d'une armoire, un porte-serviette avec plusieurs dessins à l'intérieur. Toutes sortes de dessins, plusieurs représentant une femme. Robert Henri montra la photos au gens du village et personne ne la connaissait mais le curé lui avait un vague souvenir d'elle. Elle était venue à l'enterrement et d'après lui, c'était une femme très chic qui était arrivée longtemps avant tout le monde en voiture de luxe. Elle était aussi partie avant tout le monde pour ne pas se faire remarquer. Sur un des nombreux dessins où elle figurait se trouvait une signature. Et le curé avait bien insisté sur le fait qu'elle avait signé sur le livre de condoléances.

Les recherches commencèrent et heureusement que l'homme ne connaissait personne car sur le cahier il n'y avait que 15 petits mots. La femme fut très rapidement trouvée, elle s'appelait Estelle De la Mare. Mais cette piste semblait ne devoir rien donner, et Robert n'était pas loin de conclure que ce n'était qu'une de ses maîtresses, elle avait juste accepté de poser pour lui.

Mais un autre dessin intriguait énormément Robert Henri : celui d'une barque sur un rivière, une barque à fond plat comme on en trouvait autrefois sur la Loire.


Jeremy Tomal

Ecrire au genie qui a ecrit ce fabuleux texte

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