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Le lâcher du 28 août
2008... Une question nous a toujours intriguée… jusqu'à quelle altitude notre ballon solaire peut-il monter ? (en effet, nos lâchers se sont toujours effectués vers 19h30 le soir pour que le ballon ne parte pas trop loin mais malheureusement la descente commence quand le Soleil se couche et donc le ballon n’a pas le temps de prendre son altitude maximale). C’est pourquoi nous avons envisagé un nouveau lâcher. Cette fois ci pour que le ballon puisse atteindre son altitude maximale le départ devait être plus tôt dans la journée, nous l’avions fixé pour 17h30. De plus, lors du troisième lâcher le capteur de température qui se trouvait à l’intérieur du ballon était situé au centre. Nous avons vu auparavant que la température intérieure du ballon était loin d’être homogène et que le centre devait être la partie la plus froide du ballon. C’est pourquoi pour ce lâcher, nous avons aussi décidé de mettre plusieurs capteurs de température intérieure. Un au centre, un autre sur une surface et enfin un dernier dans un coin (rappelons que la température intérieure nous sert à connaître la masse volumique de l’air et donc la poussée d’Archimède). Pour récapituler nous avons installé dans une plus petite nacelle (pour diminuer la masse) 3 capteurs de température intérieure, 1 capteur température extérieur, 1 capteur de pression (leurs données nous sont toujours transmises par un émetteur radio) et un GPS/APRS afin de suivre notre ballon. Il est 17h30, le ballon est prêt à être envoyé, il ne reste plus qu’à le gonfler. Mais France 3 qui devait faire un reportage n’arrive pas à l’heure et donc nous avons pu lâcher seulement à 18h35 ! Grosse frayeur au départ, le vent est très présent au sol et le polyéthylène se déchire. Nous avons dû colmater le trou tant bien que mal avec du scotch !! Par la suite après avoir pris 30 m d’altitude, le ballon descend subitement en direction de la rocade à coté du lycée, mais fini par prendre son envol. Nous partons tout de suite à sa poursuite grâce au GPS/APRS. En faisant une pause pique-nique à Sorigny, nous pouvons voir notre ballon volant calmement a 6500m d’altitude. Le ballon a atteint une altitude de 9500 m vers 20h30 et s'est posé sous nos yeux vers 22h15. Grâce aux DEL installées autours de la nacelle, on a pu admirer une lueur bleuté descendre du ciel...mais dans un champ de tournesol...Donc il nous a fallu plus d'une heure pour le retrouver ! France 3 ne nous a quittés qu'après les retrouvailles, c’est-à-dire vers 0h00.
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La masse de la nacelle ajoutée à celle du ballon était de 3,2 kg. Le gradient minimum de masse volumique à atteindre était donc de 42 g.m-3. Nous avons représenté l’écart minimum durant le vol que nous avons pu calculer à partir de nos mesures sur le graphique ci-dessus avec l’altitude et le minimum théorique. - Au début du vol, nous pouvons voir que cet écart augmente fortement. Par conséquent, nous pouvons constater que l’altitude du ballon évolue de plus en plus rapidement, donc que la vitesse du ballon augmente. - Dix minutes plus tard, l’écart de masse volumique décroît : la poussée d’Archimède ne compense plus le poids et les frottements dirigés vers le bas, donc le ballon ralentit (la pente de la tangente à la courbe d’altitude au cours du temps diminue). - Entre 50 et 80 minutes de vol, cette vitesse se stabilise comme nous pouvons le constater car l’altitude évolue quasi linéairement. En effet, l’écart de masse volumique s’est stabilisé également. - Au bout de 80 minutes de vol, la nuit est en train de tombé, l’écart de masse volumique chute brutalement : le ballon commence à ralentir avant de redescendre. - Vers 125 minutes de vol : le ballon stoppe sa descente avant de reprendre quelques de l’altitude : aurait-il rencontré un courant ascendant ?
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Préparation de la nacelle...
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