Mardi
21 novembre, nous avons reçu
un visiteur qui nous a aidés à replacer notre
projet
dans son contexte et a répondu à nos questions.
Merci
à M. Oswald
SAUVAGE, qui représentait
l'association « Planète
Sciences »
associée au CNES
pour des opérations comme la nôtre.
Il
a
rappelé les données essentielles :
-
un
ballon gonflé à l'hélium qui montera
à une hauteur située entre 20 et 30 kms de
hauteur, c'est-à-dire plus haut que les avions de ligne !
-
La
dimension au sol du ballon est d'environ deux mètres de
diamètre, mais une fois arrivé dans les hautes
couches de l'atmosphère où la pression est
réduite, l'hélium se dilate et le ballon sonde
mesure alors environ 10 mètres de diamètre
-
En
altitude, l'enveloppe du ballon se déchire finalement et
l'objet entame sa chute, freinée relativement par un
parachute. La vitesse d'arrivée est tout de même
de 20 km/h...ce qui peut faire mal au moment de l'atterrissage...
-
Le
ballon-sonde et
l'hélium sont fournis, mais aussi un ou deux
déflecteurs (suivant qu'il y ait une ou deux nacelles) qui
sont indispensables pour le repérage du ballon par les
radars : il est obligatoire que soit identifiable tout ce qui traverse
les « couloirs
aériens »....
Il
a également insisté
sur des contraintes particulières
:
-
Le
cahier
des charges est
précis et impératif, pour des raisons de
sécurité et d'assurances
-
La
masse
embarquée ne doit pas excéder 2,5 kg, et la
nacelle la plus lourde (s'il y en a deux) ne peut dépasser 2
kg
-
La
dimension minimale des
arêtes de la nacelle doit être de 30 cm, car une
dimension plus faible augmente les risques de déplacement
important de la charge, et pourrait mettre le parachute en vrille au
moment de la chute.
Il
a répondu à des
questions :
-
Que
se passe-t-il en cas d'intempéries ?
-
On
lâche tout de
même le ballon-sonde, en général, car
il n'est pas perturbé particulièrement. On
lâche depuis longtemps des ballons-sonde scientifiques en
tout lieu et dans toutes les conditions même
extrêmes, dans les zones polaires par exemple.
-
Et
si les liaisons radio sont perturbées par la base
aérienne toute proche ?
-
Ce
sera à tester
avant le lâcher. Mais il ne devrait pas y avoir trop de
difficultés. Les fréquences allouées
à l'émetteur du ballon-sonde sont celles qui sont
réservées au Cnes pour ses lancers de
fusées à Kourou en Guyane (!), il s'agit de
canaux biens spécifiques : 137,95 Mhz et 138,5 Mhz. Si l'on
se rend compte qu'il y a du
« bruit » (sens technique ici :
ce qui brouille la qualité de la communication), on pourra
utiliser des filtres qui le limiteront.
-
Est-ce
que l'on peut demander à des radio-amateurs de
« suivre » les signaux pour mieux
localiser le ballon et avoir plus de chances de le
récupérer ?
-
Bien
sûr, cela
s'est déjà fait, les radio-amateurs appellent
cela la « chasse au renard », et
ils disposent de moyens efficaces (antennes auto-orientables par
exemple) pour repérer les fréquences. En mettant
en commun leurs relevés, ils peuvent ainsi
déterminer par triangulation la zone d'atterrissage avec une
relative précision.
Il
a aussi raconté
quelques anecdotes :
Les
ballons-sonde tombent
à peu près n'importe où
! Certains poussé par des vents puissants peuvent aller fort
loin (de France en Pologne...) mais il arrive qu'on ne les retrouve
jamais, ou encore que leur charge soit détruite ou perdue.
On
retrouve des nacelles accrochées dans des arbres,
broyées
par les moissonneuses-batteuses, posées sur les rails de la
gare de Fréjus ou suspendues à des
caténaires de
TGV... Lorsque des dégâts sont
occasionnés,
l'association est assurée pour cela s'ils sont modestes, et
s'ils sont plus importants, c'est le Cnes qui prend le
relais....heureusement !
On
se met d'accord sur une date
probable pour le lâcher : il
pourrait avoir lieu dans la semaine du 19 au 25 mars 2007, un
vendredi par exemple, entre 13 et 14 heures, la conférence
de
présentation aurait lieu de 14h à 15h.
Notre
intervenant, que nous
remercions, fait ensuite le tour des
groupes au travail et constate l'avancement des expériences,
dialoguant avec les participants.
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Xavier & Kevin
mettent la pression !

Dimitri est sérieux !
|
Extraits
du carnet d'espionnage d'Edouard (2)
Aujourd'hui 21 novembre, une nouvelle aventure commence, toujours les
mêmes acteurs avec la suite des
expériences qui
avancent de plus en plus (heureusement !) et qui se rapprochent de plus
en plus à la réalité.
Le groupe du capteur pression, composé de Xavier et Kevin,
avance à grand pas. Lors de cette séance,
j’ai
entendu plusieurs remarques
comme : « ah ça
pue! » ou alors « c’est
dégueulasse!
». Malgré ces fabuleuses répliques ils
continuent
leur expérience sans se soucier que la maquette
qu’ils
avaient faite ne rentre pas dans la cloche!
Mais Xavier a réfléchi et
trouvé une
solution au problème, il
faut qu’elle soit plus petite,
d’où le
slogan : « ce
détail
fait toute la différence
! ».
J’ai appris cette séance que le tout petit capteur
de
pression qui mesure environ 1.5cm par 1.5cm avait tout de
même
une valeur de 5O€ !
Axel et Florent ont encore vidé ou presque une bombe de
refroidisseur !
Dimitri et Thomas s’occupent de la mise en marche de
l’appareil photo qui doit, tout seul, prendre une photo toute
les
six secondes. Thomas n’a pas pu rester, j’ai donc
observé Dimitri, qui était il faut
l’avouer
extrêmement sérieux, et connaissait
parfaitement son
sujet !
J'aurais pu lui poser toutes les questions possibles et imaginables, il
aurait su me répondre!
Avant de vérifier si l’expérience
fonctionne
correctement, il demande à M. Thibaut de regarder si tous
les
branchements sont correctement installés et mis en place.
C’est le cas, mais la fin de l’heure arrive, et
comme la
pile de 9V ne fonctionne pas, impossible de savoir si
l’expérience est concluante...
Un
rapport signé Doudou
|
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de page
Aujourd’hui, Jean-Baptiste et Florian à
l’aide d’un magnifique PC portable (qui a un peu de
mal avec la « souris » reportent
leurs mesures d’étalonnage sur EXCEL.
Ils font un tableau d’étalonnage donc, de la
température en fonction de la tension en Volt. La courbe, si
tout à été fait exactement comme
prévu, doit être linéaire…et
ce n’est pas du tout le cas ! M. Thibaut, notre
professeur de physique vient à leur rescousse pour les
aider. Ce n’est pas très grave, à la
place de mettre des virgules pour séparer un chiffre de
l’unité et de sa décimale, ils ont
mis... un point ! Ils refont un deuxième essai, en
changeant les points par des virgules, et le résultat
est…concluant !
Encore un tout petit détail, la courbe est à
l’envers (je crois bien qu'il avaient inversé les
axes... ) Mais le prof ne leur a dit pas comment il fallait faire pour
« redresser » la courbe.
Pendant que j’observais le groupe
précédent, j’ai remarqué que
un élève faisait le film tant attendu
à l’aide d’une
caméra ! C’est le film qui va retracer
les expériences tout au long de leur progression, mais
à cause de Remy et Raphaël qui faisait beaucoup de
bruit afin de tester leur moteur, Romain un des trois
« physiciens » à
s’occuper du largage de la nacelle inférieure ne
pouvait pas s’exprimer devant la caméra
à cause du
« raffût » que
faisaient ses coéquipiers.
Romain a passé aussi beaucoup de temps à
réaliser un support pour le moteur qui finalement ne servira
à rien !
Je suis désormais seul dans la classe en 501 ! Tous
mes « collègues » sont
partis pour des problèmes de transport !
Xavier et Kevin font comme Jean-Baptiste et Florian, ils reportent sur
EXCEL leurs résultats (je vous rappelle qu’ils
s’occupent de la pression atmosphérique) de la
tension en fonction de la pression en pascal. Mais malheureusement pour
eux, les maths et eux ça ne fait même plus deux
mais au moins trois ou quatre.
Qui dit fonction linéaire, dit : f(x)=ax
Qui dit fonction affine, dit : f(x)=ax+b
Mais pour eux quand on dit fonction affine, ils disent :
« heu… !» On les
reconnaît les
« matheux » ! Donc moi
je me trouvais à ce moment là derrière
eux, et je rigolais (bêtement) et le prof se retourne vers
moi et j'ai répété ce que je savais....
Le prof se retourne vers Xavier et Kevin ! Ils
devaient donc après cette petite interruption culturelle
mais indispensable, refaire le graphique mais en faisant
l’inverse, c'est-à-dire la pression en pascal en
fonction de la tension qui est bien évidemment en
volt !
Quand j’étais Axel et Florent, Xavier a eu la peur
de sa vie lorsque Raphaël et Rémy ont
allumé leur fameux moteur qui fait un bruit
infernal !
Axel et Florent s’occupent de la température
extérieure. Florent passe auprès de sa classe
comme un grand orateur* mais en face de moi je n’ai pas eu le
même point de vue, lui il
« soudre » un
composant ! Comme ce n’est pas facile tout seul
(Axel était occupé à tresser trois
fils pour
qu’ils prennent le moins de place possible;-) euh je veux
dire pour qu'ils évitent de perturber l'émission
radio, et pour ne pas avoir des fils dans tous les sens ! )
...j’ai aidé Florent !
*On a besoin d’un grand orateur pour expliquer à
la chaîne de télévision TV Tours l’objectif de notre
ballon-sonde
rapidement et sans bavure ! Il y a également France
3 qui devrait passer un peu plus tard. La sonnerie indique la fin de la
séance, mais il reste tout à ranger et pour une
fois, le rangement n’a pas été vraiment
efficace ! On remerciera la préparatrice pour son
aide !
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TV
Tours nous
rend visite !
Aujourd’hui, c’est le grand jour - tant attendu ? -
je ne
sais pas, parce que vu l’aisance de chaque
élève
à l’oral, ce n’était pas
gagné !
Oui comme vous le constatez c’était
aujourd’hui 12
décembre que la chaîne de
télévision TV
TOURS venait nous rendre visite pendant les deux heures
d’atelier... pour faire un reportage d’environ deux
minutes !
Chaque groupe ou presque (sauf les créateurs du site Web, et
heureusement) est passé non pas devant les projecteurs mais
tout
simplement devant la petite caméra ! Cependant M.
Marcon a
été filmé aussi, alors qu' apparemment
cela ne lui
posait strictement aucun problème !
Pour
commencer,
c’est le prof de
physique M. Thibaut qui à été
filmé en
train de nous présenter à moi et tous les autres
élèves les objectifs de la séance. Le
prof
n’avait pas le choix, il été
filmé.
D’abord c’était au tableau, et
franchement
j’ai eu peur pour lui, car tout le monde le sait
ici : il
fait énormément de fautes ! Enfin il dit
qu’il
ne fait pas beaucoup de fautes et que celles qu’il fait ce
sont
des fautes d’étourderie ! Il
l’explique par son
cerveau qui est trop rapide et qui pense déjà au
mot
suivant !! Il est quand même marrant lol Mais
chuuut !
Puis M. Thibaut comme chaque élève n’a
pas beaucoup
d’aisance devant la caméra, ce qui fait
qu’il
faisait un sourire de temps en temps à la caméra
puis
écrivait un peu au
tableau ! J’aurais très envie
d’imiter sa
gêne devant la caméra, mais avec les moyens
techniques que
l’on a, ce n’est pas possible.
En tous cas, tout le monde était « mort
de
rire » sauf bien sûr M.
Thibaut !!!
Notre grand orateur, Axel, devait présenter le projet, mais
en
réalité c’était encore une
nouvelle fois le
prof qui a mis la main à la pâte !
Interviewé
par les deux caméramen (qui étaient d'ailleurs
deux
camerawomen)
le prof s’était installé sur une table
avec un
micro accroché à sa chemise et une sorte de
boîtier
qui je pense servait à réceptionner le son ou
quelque
chose de ce genre qui était sur le genou du prof.

Donc le prof devait faire attention tout d’abord
à
ne pas dire de bêtises, à rester droit et ne pas
trop
bouger, et faire attention à ne pas faire tomber le
boîtier…apparemment cela devait être un
peu trop,
puisque rien que le boîtier est tombé deux ou
trois fois,
et plusieurs prises ont dû être
tournées ! Mais
on peut le comprendre tout à fait, le trac était
bien
là (et moi-même, j’aurais
était
incapable de faire aussi bien que lui)! Après cette
présentation je peux vous dire qu’il
était vraiment
soulagé !
Suite
à cette
observation
où comme je le disais beaucoup (c'est-à-dire tout
le
monde) étaient « morts de
rire »,
c’était aux élèves
d’expliquer chacune
de leurs expériences ! Et là je ne sais
pas pourquoi
beaucoup voulaient aller aux toilettes au même moment
(Florent en
premier), tandis que d’autres avaient un bus à
prendre
(bizarre bizarre) !
C’est Xavier et Kevin qui ont « ouvert le
bal » en premier. Xavier a
délicatement mis
devant lui un ordinateur portable de façon à ce
qu’on ne le voie pas beaucoup, mais les deux journalistes lui
ont
dit de l’enlever. Elles ont posé plusieurs
questions :
-Pourquoi avez-vous choisir de vous inscrire à
l’atelier ?
-Quel est votre rôle ici, et expliquez ce que vous faites...
Xavier avait le trac, c’est donc le courageux et volontaire
Kevin
qui a presque tout dit. Après leur courte explication ils
étaient tous deux soulagés !
Quant à notre grand orateur, quand il est passé
avec ses
deux coéquipiers Jean-Baptiste et Axel, on pensait tous
qu’il allait remarquablement s’en sortir. Mais
quand on a
vu le résultat, c’était encore plus
marrant
qu’avec les autres, Florent a expliqué certes mais
pas en
français ! Les deux journalistes lui ont
dit je
cite:
« Tu peux nous la refaire en plus
clair ?!?! »
A ce moment là Axel est parti du champ de vision et s'et mis
à rigoler à n'en plus
respirer ! Tout le monde
encore une fois était mort de rire, ils ont dû
faire une
pause de deux minutes pour respirer un peu, faire descendre le rythme
cardiaque et surtout se calmer !
En fin de séance Mathieu et Betty ont
présenté leur projet (et comme par
hasard Betty
devait partir !), c’est surtout Mathieu qui a
parlé
mais je sais bien que ce n’est pas facile, on comprend
parfaitement bien la réaction de Betty ;-)
Conclusion de la séance : Personne est vraiment
doué
pour parler devant une caméra, on s’est tous bien
marrés mais peu de travail a été
réalisé !
Un
rapport signé doudou
Le lâcher s'est
déroulé le vendredi 6 avril 2007
Voici la chronique de Betty :
Ça
y est, le jour J est enfin arrivé ! Comme prévu, ce matin
nous nous sommes tous retrouvés dans la salle de
conférence pour les quelques dernières mises au point.
Et là, tout le monde a commencé à stresser mais
personne ne battait M.Thibault en fébrilité ! Puis les
représentants du CNES sont arrivés afin de tout
contrôler avant le lâcher, ils ont ainsi pu remarquer
notre hyper activité ce matin-là !!!
Vers midi nous sommes allés manger, les profs, les encadrants et
les élèves tous sur à même table.
C’était tout de même plus convivial ! Peu de temps
après nous avons appris que l’aviation civile avait
demandé de reculer le lâcher d’une heure,
c’est pourquoi la conférence a dû être
avancée d’une heure ! Au cours de cette présentation
nous avons expliqué notre projet et les diverses
expériences aux élèves de collège et autres
invités.
Ensuite nous avons rejoint le terrain de basket pour lâcher le
ballon dans les airs . La préparation se fit rapidement et
le lâcher s'ensuivit. Ce fut un moment impressionnant
et chargé en émotions que de voir notre projet mis
à exécution. Nous avons pu voir la petite nacelle
retomber au bout de quelques minutes !!! Tout de suite après
nous sommes retournés en salle de conférence pour
réceptionner les données transmises par la nacelle
supérieure.
Pour finir…la chasse à la nacelle !!!
Aidé par les radioamateurs, un petit groupe de l’atelier
est parti dans la soirée pour tenter de récupérer
le ballon et le restant de la chaîne de vol !!! Malheureusement
ils sont revenus bredouilles de cette chasse !!! Pourtant ce
n’était pas les moyens employés qui manquaient !
Edouard s’est
envolé lui aussi dans son ULM pour survoler la zone où
l’on recevait le mieux le signal de l'émetteur ! Mais
aussi les radioamateurs qui étaient très présents
!!! Ce ne sera que le lendemain lors d’une nouvelle tentative
qu’ils eurent plus de succès !!
Et finalement TOUT a pu être récupéré !